Albert Maybon, La vie secrète de la Cour de Chine (1910)
“ L'être humain qu'on y magnifie n'est que le triste esclave de sa fonction sublime ; épié, gardé à vue par la conscience de tous les Sages et des ancêtres qui personnalisent le passé vénéré, il y expie la gloire de représenter l'ordre supra-terrestre et d'incarner l'État, il y souffre la domination écrasante d'une puissance supérieure à sa puissance, d'une puissance énervante, subtil extrait de séculaires casuistiques. Au Palais impérial de Pékin, jamais on n'a pensé que l'exercice de la délégation céleste pouvait s'accommoder de la vulgaire liberté des hommes. ”
