Jean de La Jaline, Journal de bord sentimental : les chemins du rêve (1905)
“ La teinte sombre de ces kiosques semble d'abord sévère ; puis il s'en dégage l'impression plus nette que c'est ici le lieu du recueillement, de la fraîcheur et de l'ombre : le Palais d'Eté, une oasis sous les ardeurs torrides d'un climat toujours excessif. Ici le plaisir est dieu. Cela se lit dans le caprice des toitures, la complication des portiques, l'inutile importance du pont de marbre qui rattache a la terre un îlot de pavillons exquis, la courbure exagérée et pourtant si gracieuse de celui qui enjambe la petite rivière, à l'extrémité méridionale du lac. ”
