Albert Callet

Résumé

Albert Callet L'agonie du vieux Paris (1911)

Mais le Boulevard, jusqu'à la guerre, c'était le boulevard Montmartre et le boulevard des Italiens. Jamais, sous l'Empire, un boulevardier endurci n'aurait traversé la place de l'Opéra. Puis l'ouverture de la place de la Concorde donne un autre coup de bascule. Les Champs-Elysées sont amorcés. Napoléon plante, au bout, l'arc de Triomphe comme une porte ouverte sur l'infini; les larges avenues sont tracées et développent les perspectives de l'Etoile.
Source : Gallica

Albert Callet L'agonie du vieux Paris (1911)

A côté des palais somptueux consacrés aux joies, aux plaisirs, à l'art, au culte du Beau, les musées, les théâtres, les bals, les asiles où l'on pleure, les hôpitaux où l'on souffre, les prisons où l'on peine. A côté du Paris pimpant, chatoyant, brillant, paré, éclatant de lumières, amoureux de luxe et de fêtes joyeuses, le Paris dolent et misérable qu'angoisse la douleur, qu'étreignent la misère et la faim. « Dans cet océan sans fonds, dit Balzac, il s'y rencontre, à côté des perles, des monstres. »
Source : Gallica

Albert Callet L'agonie du vieux Paris (1911)

A la Révolution, le petit commerce du bibelot parisien, de l'article de Paris, envahit ces nobles demeures, que la Nation avait confisquées.
Tout ce petit peuple d'artisans était des plus patriotes et des plus turbulents; c'était l'avant-garde de la section hébertiste des Gravilliers. Toujours la tradition révolutionnaire s'y maintint intacte, toujours la foi en la république sociale y fut vive et ardente.
Ce quartier, voisin de l'Hôtel de Ville, l'Acropole
de l'insurrection, était frémissant des séditions, amoureux de barricades.
Source : Gallica

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