Georges Cain

Georges Cain

Résumé

Portrait de Georges Cain Georges Cain Les Pierres de Paris... (1910)

La lune est très claire... Par-ci par-là, sur les quais, de petites flammes : les feux de bivouac allumés par les soldats qui vont passer la nuit pour nous garder, nous protéger contre l'inondation et nous défendre des malfaiteurs dont les sinistres visages commencent à se montrer dans les ruelles sombres.
L'ami qui est près de moi contemple ce morne paysage... Soudain il pousse un cri : « Allons, bon... me voilà bloqué... l'eau qui commençait à peine à mouiller la chaussée devant la rue Bonaparte a tout envahi... comment vais-je pouvoir rentrer chez moi...»
Source : Gallica

Portrait de Georges Cain Georges Cain Les Pierres de Paris... (1910)

LA rue de la Tour-des-Dames n'est pas ce qu'il est convenu d'appeler « une rue passante », elle commence rue Blanche à la hauteur de l'église de la Trinité et rejoint — par une pente raide — la rue de La Rochefoucauld. Pas de boutiques, pas d'autobus, peu de voitures ; une rue vieillotte, discrète, silencieuse. Au n° 9, une plaque, apposée sur un mur d'hôtel de belle allure, apprend aux rares promeneurs que l'illustre tragédien Talma y mourut le 19 octobre 1826.
Source : Gallica

Portrait de Georges Cain Georges Cain Les Pierres de Paris... (1910)

Il nous semble le voir, le grand Balzac, accoté à sa terrasse, fouillant de « ses grands yeux aux prunelles brunes pailletées d'or comme celles du lynx » (1) , ce paysage qui lui fut familier : la vieille ruelle campagnarde, les bouquets d'arbres du parc de Mme de Lamballe dont les cimes s'étagent au-dessous de nous, la vallée de la Seine, les silhouettes des cheminées de Grenelle profilant sur l'horizon d'or leurs dentelures d'ardoise...
Source : Gallica

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