Résumé

Eugène Carissan Paris dans sa splendeur : Monuments… (1861)

Quel droit, en effet, cette toile parsemée de couleurs, cette masse de pierres qui s'élève en constructions symétriques, ces paroles artistement enchaînées, ont-elles de me plaire, si elles ne me disent rien à l'âme; si, dans cette matière, l'artiste n'a pas placé une voix qui exprime des sentiments, des idées, parle de Dieu, de l'avenir, et réfléchit les vérités spiritualités qui sont l'inestimable trésor de l'homme et son plus éminent caractère? L'idée, dominant la forme et lui donnant sa vertu, est le grand principe qui vivifie à la fois la nature et l'art.
Source : Gallica

Eugène Carissan Paris dans sa splendeur : Monuments… (1861)

Caravage, forçant Michel-Ange, se détourne de l'idéal et réussit jusqu'à un certain point par la couleur sombre, le réalisme tourmenté, le clair-obscur et une fougue que rien n'arrête.
L'école de Venise règne par la couleur, non pas seulement locale, séduisante, comme dans Bartholommeo et Raphaël, mais la couleur ardente et vraie, résultat d'une touche hardie qui produit le relief, qui fait ressortir l'anatomie, la chair flexible et solide le sang dans les veines, les tons mêmes de la nature, une magie de pinceau à laquelle rien ne saurait être comparé.
Source : Gallica

Eugène Carissan Paris dans sa splendeur : Monuments… (1861)

Qu'il s'agisse de représenter un lever de soleil sur les montagnes, un navire s'abîmant dans les flots au milieu de la tempête, l'incendie d'un palais, une pompe triomphale escortant le char d'un empereur, le jardin d'une fée, le paradis ou l'enfer, la magie des décorations atteint les rêves de l'imagination la plus ardente et égale la nature, si même elle ne la dépasse, par la concentration de l'effet, les jeux de la perspective et de la lumière. Il y a là des hommes qui dépensent sans cesse un talent prodigieux à peindre, à grands coups de balai, des toiles de cent mètres carrés.
Source : Gallica

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