Résumé

Les rues de Paris. Paris ancien et moderne… (1844)

Et comme si ce n'était point assez du temps, ce grand destructeur de villes, ce grand faucheur d'hommes, il faut que chacun apporte son coup de marteau au monument qui s'écroule, que chacun jette en passant sa pierre au génie qui s'en va. Tant il est vrai que, homme ou palais, chef-d'oeuvre ou génie, tout ce qui meurt ne peut
chez nous mourir tranquille.
Pour cette fois, on le voit, ce n'est pas l'histoire d'une rue que nous allons faire, mais l'histoire d'un monument que nous allons raconter ; il est vrai que ce monument est plus qu'une rue, c'est un quartier tout
entier.
Source : Gallica

Les rues de Paris. Paris ancien et moderne… (1844)

Tout défunt qu'il était, Marat suivit dans ses vicissitudes, la fortune de la Montagne, et ne fit qu'un saut du Panthéon à l'égout de la rue Montmartre ; ce fut là sa dernière caravane.
A droite de l'égout où Marat, ce lépreux physique et moral, trouva une tombe digne de lui, s'étend une longue galerie toute revêtue de marbre et de cristal : c'est le Passage du Saumon. Naguère ténébreux et gothique, le passage du Saumon a fait toilette. Le jour, le soir, il brille, il étincelle, tantôt de l'éclat du soleil, et tantôt de mille et mille becs de gaz, mille et mille fois répétés.
Source : Gallica

Les rues de Paris. Paris ancien et moderne… (1844)

RUE SAINT-ANDRÉ-DES-ARTS.
C'EST pendant le calme des nuits, au carrefour désert des grandes cités, que j'aimerais à voir le philosophe et l'historien venir évoquer les souvenirs des temps passés et étudier avec le coeur, autant qu'avec l'esprit, les vérités de l'histoire.
Durant ces heures où tout est ombre et silence, l'imagination, dégagée des distractions des sens et s'aidant seulement de la mémoire, peut reconstruire, par enchantement, les choses que la main du temps et la main des hommes ont fait disparaître.
Source : Gallica

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