Rue Vivienne

Définition et enjeux

Les rues de Paris. Paris ancien et moderne… (1844)

La rue Vivienne présente un éblouissant spectacle, un soir d'été, quand le soleil empourpre l'horizon ; c'est, du Palais-Royal aux boulevarts, une procession de désoeuvrés qui collent leurs visages aux devantures des magasins. Ces femmes, comme d'imprudentes alouettes, viennent se grouper autour de ces transparentes prisons où s'élèvent des pyramides de fichus, s'étalent des guirlandes de manchettes, s'enroulent les dentelles, et se suspendent en girandoles les mille riens charmants qu'enfante le caprice, ce veau d'or des Parisiennes.
Source : Gallica

Les rues de Paris. Paris ancien et moderne… (1844)

Les armes de la rue Vivienne, c'étaient des robes de soie, de cachemire ou de satin. Bien différente des rues du quartier Saint-Martin, qui tressaillent à l'odeur de la poudre et se soulèvent au bruit de la fusillade, la rue Vivienne a horreur des batailles. Quand on se bat, on ne danse plus, et quand on ne danse pas, on ne s'habille guère.
Source : Gallica

Les rues de Paris. Paris ancien et moderne… (1844)

La rue Vivienne était prédestinée à cette royauté qu'elle rendrait impérissable, si quelque chose pouvait ne jamais périr ; an temps de son enfance, quand ses maisons, mal alignées et médiocrement belles, n'offraient encore que les premiers rudiments d'une rue, elle avait déjà un goût très vif pour les chiffons et les rubans, comme ces petites filles qu'on voit jouer avec des bouts de dentelles dérobées aux corbeilles de leurs grands-mamans
Source : Gallica

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