Charles Lefeuve

Résumé

Charles Lefeuve Les anciennes maisons de Paris… (1875)

Là demeurait un barbier, chez lequel il entrait plus d'étrangers qu'il n'en sortait : dans le nombre, ce barbier en rasait de si près qu'il avait passé un marché avec un pâtissier voisin pour l'approvisionner secrètement, par un passage souterrain, de chair fraîche pour ses pâtés, au détriment de la boucherie ordinaire. La renommée des pâtés de la rue des Marmouzets grandissait depuis, sans laisser soupçonner la recette de leur
perfectionnement, et le lieutenant-criminel ne fut pas le dernier à s'en lécher les barbes.
Source : Gallica

Charles Lefeuve Les anciennes maisons de Paris… (1875)

La porte d'un ancien hôtel est au-delà comme une grande bouche, dentelée de bornes plombées en fer, qui avale ou rend à ses heures une population ouvrière assez nombreuse pour qu'on en puisse faire une ville.
Une galerie vitrée et des enseignes y masquent une belle façade ; des constructions modernes se groupent, dans la cour, autour d'un corps-de-bâtiment dont les croisées et l'escalier ont gardé leurs vieilles garnitures. Avant la commission et le roulage, l'église catholique-française déballa en ce lieu le fragile colis de ses autels.
Source : Gallica

Charles Lefeuve Les anciennes maisons de Paris… (1875)

Dorât, loin de les méconnaître, envoyait souvent rue Férou, lorsqu'il demeurait rue d'Enfer, des vers qu'il allait y relire. Il nous souvient de ceux où il évoque le vieux dragon qui veillait autrefois sur le jardin des Hespérides, et qu'il fait relever de garde par l'Amour.
Un jeune enfant, non moins fidèle, Garde aujourd'hui les pommes d'or, Il les garde pour la plus belle Et barricade son trésor.
Source : Gallica

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