Gustave Claudin

Gustave Claudin

Résumé

Portrait de Gustave Claudin Gustave Claudin,  Trois Roses dans la rue Vivienne (1877)

“ En cet instant, deux larmes, limpides comme des gouttes de rosée, sillonnèrent les joues de cette belle enfant.
— Soyez raisonnable, ma petite, dit la baronne, et si vous continuez de pleurer, que ce soit de joie, car l'homme qui vous parle n'a qu'une intention, celle de faire votre bonheur. Votre patronne nous a édifiés tous sur votre conduite.
— Oui, mademoiselle Marguerite, dit le comte, vous êtes une honnête fille, nous le savons, et pour ne point prolonger une conversation qui nous embarrasse tous, permettez-moi d'aller droit au but. Voulez-vous être ma femme?
”
Source : Gallica

Portrait de Gustave Claudin Gustave Claudin,  Trois Roses dans la rue Vivienne (1877)

“ Mon pauvre garçon, je te plains, lui dit-il.
Voilà ce que c'est que d'avoir été marié sans connaître la vie. On atteint l'âge de raison pour dire des bêtises, ce qui est peu grave, et souvent pour en faire, ce qui l'est bien davantage. Moi qui suis là, je n'ai épousé la brave femme que tu vois, qu'après avoir acquis une certaine expérience.
J'ai bien laissé quelques lambeaux de ma robe d'innocence aux ronces, je veux dire aux roses du chemin, mais je suis arrivé au but, armé contre les surprises du cœur et contre les piéges que notre monde mal organisé dresse sous tous nos pas.
”
Source : Gallica

Portrait de Gustave Claudin Gustave Claudin,  Trois Roses dans la rue Vivienne (1877)

“ Il fallait voir les grands yeux qu'elles ouvrirent, lorsque, pour la première fois, on confia à leurs mains novices les fleurs, les plumes et les rubans avec lesquels les modistes font les chapeaux. La modiste, par état, est condamnée à un cours de coquetterie. Sa mission frivole est d'atténuer la laideur de celles qui ne sont pas jolies, et d'aiguiser les charmes de celles qui sont belles. C'était là, pour elles, des idées qui troublaient leur petite cervelle.
Mme Talexis, avec une sollicitude marquée, prenait la peine de leur dégrossir les doigts et de leur déniaiser l'esprit au plus vite.
”
Source : Gallica

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