Ernest Daudet,
Les aventures des trois jeunes Parisiennes
(1881)
“ Je ne le crois pas, mon oncle, répondit Adrienne, qui, malgré son innocence instinctive, n'en était plus à ignorer de quelles infamies étaient capables certaines âmes. On traite la femme qu'on doit épouser avec plus de respect qu'ils ne traitent mes sœurs. Si le baron Drivonne devient le mari de Charlotte, c'est qu'elle l'aura obligé en quelque sorte, sans amour et par ambition, à lui donner son nom. Quant au vicomte de Rochebry, il n'a certainement pas l'intention de donner le sien à Estelle. Un gentilhomme ne s'allie pas à une comédienne. ”
