Al. Martin

Résumé

Al. Martin Les mariages de Paris. III (1856)

« Que les enfants sont heureux !
tout leur sert de jouet ! » Pour se délasser de leurs fatigues, ils s'asseyaient au fond du jardin sous une tonnelle de rosiers grimpants, et ils faisaient des projets. Projets de bonheur et de travail, d'amour et de retraite. Ils se promettaient de cacher leur vie au fond des bois d'Arlange comme les oiseaux cachent leur nid au plus fourré d'un buisson ou sur la branche la plus touffue d'un arbre. De Paris, pas un mot ; pas un mot du faubourg et des vanités du monde. Lucile ignorait qu'il y eût d'autres plaisirs ; Gaston l'avait oublié.
Source : Gallica

Al. Martin Les mariages de Paris. III (1856)

« Mesdames et messieurs, vous aimez et vous estimez le marquis d'Outreville; vous êtes ses parents, ses alliés ou ses amis : permettez-moi donc de vous présenter sa femme, qui n'a pas voulu vivre avec lui ! » Croyez-moi, charmante, c'est une expérience de soixante-quinze ans qui vous parle; une jeune femme ne fait jamais bonne figure sans son mari, et la mère qui la
promène ainsi, toute seule, hors de son ménage, ne joue pas un rôle applaudi dans le monde.
Source : Gallica

Al. Martin Les mariages de Paris. III (1856)

Si tous les jeunes époux n'avaient pas l'habitude de gaspiller leur bonheur, la lune de miel, que l'univers accuse d'être trop courte, aurait plus de quatre quartiers. Gaston se sentait assez de ressources dans l'esprit et assez de tendresse dans l'âme pour faire durer son bonheur autant que sa vie, mais à condition de le menager. Il amena doucement
Lucile à partager son temps entre L'amour, le travail, et même l'ennui, ce voisin salutaire qui ajoute tant de charmes au plaisir.
Source : Gallica

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