Al. Martin, Les mariages de Paris. III (1856)
“ « Que les enfants sont heureux ! tout leur sert de jouet ! » Pour se délasser de leurs fatigues, ils s'asseyaient au fond du jardin sous une tonnelle de rosiers grimpants, et ils faisaient des projets. Projets de bonheur et de travail, d'amour et de retraite. Ils se promettaient de cacher leur vie au fond des bois d'Arlange comme les oiseaux cachent leur nid au plus fourré d'un buisson ou sur la branche la plus touffue d'un arbre. De Paris, pas un mot ; pas un mot du faubourg et des vanités du monde. Lucile ignorait qu'il y eût d'autres plaisirs ; Gaston l'avait oublié. ”
