Victor Fournel,
Esquisses et croquis parisiens…
(1876-1879)
“ Le parfait badaud, tel qu'il croît à Paris, et à Paris seulement, ne recule devant rien. Il est intrépide : les balles ne l'effrayent pas. Pour voir une émeute et une barricade, il risquera cent fois de se faire casser la tête. Il est féroce : tout cadavre l'attire invinciblement. Qu'on retire un noyé de la Seine ou un enfant écrasé de dessous les roues d'un omnibus, le badaud se hâte; le voici au premier rang : il s'apitoie, mais au fond qu'il est heureux ! Du moins, comme Titus , il n'aura pas perdu sa journée. La Morgue est son aimant. ”
