Edmond Badon

Élements biographiques

Edmond Badon,  Gingènes, ou Lyon en 1793. Tome 2 (1847)

“ Élise, Élise, vous avez fait à la fois mon malheur et le vôtre ; c'est l'orgueil qui vous a perdue. Avant de vous établir ici, vous avez hanté une société pour laquelle vous n'étiez pas faite, celle des nobles et des riches ; eh bien ! je vous le prédis, vous regretterez un jour ce que vous avez dédaigné ; vous vous direz alors que mieux aurait valu être la femme d'un honnête ouvrier que la maîtresse d'un ci-devant.
Madame de Lafaye tressaillit, elle se leva et approcha de Gingènes sa noble et charmante figure. La fierté avait subitement coloré ses joues, d'ordinaire un peu pâles.
”
Source : Gallica

Edmond Badon,  Gingènes, ou Lyon en 1793. Tome 2 (1847)

“ Cyrus est inconstant, Doris fut toujours sage. C'est ainsi que Vénus cherche à nous enflammer, Et, par un jeu cruel, c'est ainsi qu'elle engage Les coeurs les moins faits pour s'aimer.
Cependant madame de Lafaye s'était rapprochée de Gingènes.
— Eh bien ! dit-elle, me pardonnerez-vous maintenant?
— Oui, madame, je vous pardonne, mais je me retire et vous ne me reverrez plus. Puis-je, moi, changer ce qui existe? Et vous, madame, pouvez-vous me rendre ce qu'Élise Coquet m'a enlevé ? Pouvez-vous me refaire ce bonheur que sa mort a détruit?
”
Source : Gallica

Edmond Badon,  Montbrun, ou Les Huguenots en Dauphiné… (1838)

“ Lyonnet leva les yeux et aperçut devant lui Lamothe-Gondrin , armé de pied en cap ; le sang coulait à travers sa cotte de mailles ; mais en proie au même désespoir que Jocerand , il ne sentait pas ses blessures. Chez l'un c'était un amour de jeune homme , avec tout son désespoir ; chez l'autre une affection presque paternelle , avec toutes ses angoisses. Le gouverneur jeta un regard froid et dédaigneux sur la chemise ensanglantée que Lyonnet portait par-dessus ses vêtements , puis il abaissa là pointe de son épée. ”
Source : Gallica

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