Jean Drault

Élements biographiques

Portrait de Jean Drault Jean Drault La fiancée de Brumaire (1910)

Fouché! s'écria Moulin. Notre ennemi?
— Fouché, votre ennemi ? Allons donc!
— Ah! Pourtant, il l'a prouvé.
— Et quand donc? C'est le citoyen Gohier et vous qui l'avez reçu comme un chien dans un jeu de quilles, hier, quand il venait à vous, et avant même que vous sachiez ce qu'il vous voulait. Est-ce vrai?
— C'est vrai! dit Moulin radouci. Mais qu'est-ce que vous voulez? Nous passons, Gohier et moi, par des périodes tragiques. Nous voyons des traîtres partout. Et c'est qu'il y en a! Grands dieux !
Source : Gallica

Portrait de Jean Drault Jean Drault La dernière romance (1942)

Je suis de l'âge du comte d'Artois, monsieur de Charette. J'avais sept ans, j'étais le troisième des cinq enfants d'un pauvre homme qui logeait avec sa nichée sous les toits des communs du château de Versailles, dans l'impasse pavée qui longe les jardins de l'Orangerie.
Je voyais souvent passer de loin le petit comte d'Artois, déjà élégant et désinvolte, sous sa perruque poudrée, avec ses manchettes de dentelle, ses rubans, le large cordon moiré de l'Ordre du Saint-Esprit barrant son habit de brocart à paillettes d'argent, et sa petite épée.
Source : Gallica

Portrait de Jean Drault Jean Drault Les petits drames du poste (1904)

TAMPONNARD. — C'est celui-là, Brindot !
CLODOCHE, la moustache hérissée, les yeux fulgurants. — Ah! c'est Celui-la!... (Il s'avance vers Brindot.) Vous vous appelez ?
BRINDOT, rectifiant la position et faisant le salut militaire. — Brindot.
CLODOCHE. — Et vous vous doutez de la raison pour laquelle je vous demande votre nom ?
BRINDOT, d'un air friand. — Un peu, monsieur l'officier de paix: c'est pour me donner de l'avancement.
CLODOCHE, se penchant vers lui, les bras croisés. — De l'avancement !... C'est pour vous mettre à pied, oui !
BRINDOT, ahuri. — A pied! Je suis encore saqué ?
Source : Gallica

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