Résumé

Portrait de Jean Drault Jean Drault Le barbier Gracchus : épisode de la Terreur lyonnaise (1908)

Et comme on allait donner le signal du départ, Mme Benoît Pascal revint à elle, juste pour apercevoir son mari poussant la porte d'une cave, apparaissant, son rat-de-cave allumé à la main, et criant, éperdu, les yeux agrandis par l'affolement et l'épouvante :
— Gaillard ! mon cher Gaillard !... On m'a volé ! On m'a volé !... Je ne peux pas payer aujourd'hui !... Mais demain, je paierai !... Laisse-les-moi jusqu'à demain !...
Le vinaigrier lui tourna le dos en ricanant. Riard trouvait la scène désopilante et Rochellière se mordillait la moustache.
— En avant ! commanda-t-il soudain.
Source : Gallica

Portrait de Jean Drault Jean Drault Le barbier Gracchus : épisode de la Terreur lyonnaise (1908)

En attendant, Gingenne, en entrant dans cette rue Mercière qui était vide de tout ce qui avait fait la joie de sa vie, eut comme un grand frisson. En pénétrant dans son logis, le seul qui fût habité désormais dans cette grande maison, et où il regrettait jusqu'au voisinage de ce vieux gredin de Guerpillon, parce qu'il faisait partie de son ancien cadre de vie, l'ancien bas-officier du régiment de la Couronne se mit à claquer des dents et se coucha. Une fièvre ardente s'empara de lui. Le lendemain, quand Madinier fut à son chevet, il l'entendit appeler le barbier Gracchus et Mlle Estelle.
Source : Gallica

Portrait de Jean Drault Jean Drault Le barbier Gracchus : épisode de la Terreur lyonnaise (1908)

Partout ronflaient de jeunes Lyonnais étendus. Seuls, Lumirski et le capitaine Doxat, revenus de Montbrison, buvaient du bordeaux en jouant aux cartes, sans s'émouvoir de quelques coups de fusil isolés qui s'échangeaient par passe-temps. Tous deux se levèrent en apercevant Gingenne, et Lumirski baisa galamment la main de la jolie papetière. Il s'apprêtait à faire l'apologie de cette redoute où la guerre, comme autrefois, revêtait un caractère d'élégance et de plaisir, quand un éclat de rire frais et jeune retentit dans cet estaminet qui sentait la poudre à canon.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature