Ernest Capendu

Résumé

Ernest Capendu Le marquis de Loc-Ronan

Hermosa plia sous l'étreinte du marin.
—Un mot et tu es morte! lui glissa Marcof à l'oreille, en effleurant de ses lèvres le cou de la courtisane, afin de motiver son action.
—Hermosa! hurla Carrier, si tu m'es infidèle, je te fais déporter ce soir!
—Tiens! tu es jaloux? riposta Marcof; vilain défaut, citoyen, et qui sent l'aristocrate. Liberté, égalité, c'est ma devise! Donc, si tu es libre d'embrasser la citoyenne, je sois libre aussi de le faire, et nous sommes égaux tous deux devant son amour. Bois donc! et vive la nation!
—Vive la nation! hurla l'assemblée tout entière.
Source : Gutenberg

Ernest Capendu Le marquis de Loc-Ronan

Keinec appuya la lame aiguë de son arme contre le bras de Pinard, et enfonça graduellement. Le sans-culotte poussa un cri de douleur.
—Le voilà réveillé! dit froidement le marin.
—Oui, répondit Carfor en se redressant, oui, je t'entends et je te vois, Marcof; mais sache bien que si je suis en ta puissance, ma volonté est plus forte que la tienne. Tu me tueras, cette fois, je ne dirai rien. J'ai subi déjà les tortures que tu m'as infligées; mais aujourd'hui mon âme saura braver la douleur et sera plus puissante que mon corps!
—Je crois que le bandit parle de son âme! fit Marcof en riant.
Source : Gutenberg

Ernest Capendu Le marquis de Loc-Ronan

Au diable ce brouillard qui vient de s'élever et qui nous dérobe les rayons de la lune! La nuit est tellement noire que l'on ne peut distinguer à deux pas devant soi....
Marcof l'interrompit en lui saisissant la main:
—Entendez-vous? dit-il.
—Oui, oui... j'entends, cette fois, répondit Boishardy. Qui diable est cela? On dirait le roulement d'une voiture, et l'on ne distingue pas le bruit des chevaux.
—Attention! il me semble voir quelque chose se remuer dans la brume. N'apercevez-vous rien?
—Si fait! je vois une masse confuse qui s'avance rapidement vers nous!
Source : Gutenberg

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