Marin-Jacques-Narcisse Boutillier de Saint-André, Mémoires d'un père à ses enfants… (1896)
“ Malgré mon extrême attachement à la cause sacrée qui défendait la Vendée et ma haine trop juste contre la République, qui avait fait périr un si grand nombre de mes parents et ruiné mon pays, mon coeur était révolté de tant d'horreurs, et je me disais parfois : « Non, les Vendéens ne sont plus dignes de combattre pour la cause qu'ils défendent. Ce ne sont plus les soldats de Bonchamps, de d'Elbée, de la Rochejaquelein; les braves, les hommes humains sont morts; il ne reste plus que des lâches, que des barbares, qui se couvrent aujourd'hui de honte et d'ignominie. » ”
