Edmond Stofflet

Résumé

Edmond Stofflet,  Stofflet et la Vendée (1868)

“ Avec les splendeurs de la religion l'ordre et la morale renaîtront et la patrie sera sauvée.
La Vendée frissonna d'horreur et d'indignation à la nouvelle de la mort de son roi. Verser le sang du roi ! mais c'était pour elle ouvrir les veines de la patrie, car on ne lui avait pas appris encore à séparer ces deux mots dans son cœur. Le roi était comme la personnification de la France. Elle avait grandi sous les fils de SaintLouis des barrières de la ville de Laon jusques au Rhin, à l'Océan, aux Alpes, aux Pyrénées. Elle avait tout partagé avec cette grande
race, ses gloires comme ses douleurs.
”
Source : Gallica

Edmond Stofflet,  Stofflet et la Vendée (1868)

“ La Vendée se partage en trois régions naturelles : le Bocage à l'est ; le Marais, le long des côtes à l'ouest et au sud ; la Plaine entre les deux. La vraie Vendée est renfermée dans le Bocage ; c'est le pays de l'insurrection et du dévouement sublime.
Lorsque franchissant la Loire, le voyageur pénètre dans l'intérieur du Bocage, un aspect gracieux, tout nouveau, et qui ne se rencontre nulle part avec le même éclat, s'offre à ses yeux surpris et charmés. C'est un assemblage de hautes.
”
Source : Gallica

Edmond Stofflet,  Stofflet et la Vendée (1875)

“ Et l'hiver sévit avec toutes ses rigueurs ; la neige couvre la terre, la pluie effondre les chemins et les vallées. La moitié de
la population des campagnes de l'Anjou et du Haut-Poitou, tombée dans les combats ou sous le fer des assassins, transforme le Bocage en un immense cimetière. Stofflet paraît alors comme le père d'une malheureuse famille de trente mille proscrits, réfugiés sous la garde de sa vaillante épée : les femmes, les enfants, les vieillards, les malades et les prêtres en forment la grande majorité ; on y trouve avec peine cinq ou six mille hommes capables de manier les armes.
”
Source : Gallica

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