Ernest de Chabot, Mémoires d'un royaliste (1882)
“ Je demandai à Marceau quel était cet officier. — C'est Westermann, me répondit-il, intrépide, mais sanguinaire jusqu'à la férocité; quand il voit couler le sang, il devient un tigre. A ce moment, arriva au galop un représentant du peuple. Il avait une figure longue, maigre et hideuse; de longs cheveux plats, les yeux fuyards de la hyène, et les lèvres rouges du vampire. — Tiens, un brigand, cria-t-il en m'aperçevant; qu'on le fusille ! Marceau était occupé à enlever la croix blanche de ma poitrine et la cocarde de mon chapeau, m'épargnant ainsi l'humiliation de les ôter moi-même. ”
