Joseph Roux, Souvenirs du bocage vendéen (1898)
“ Savenay! le sang de leurs blessures, Tes campagnes l'ont bu! les grands guerriers sont morts, Leur coeur était sans tache et leurs bras restaient forts : Ils ne portaient au front aucunes flétrissures. Savenay! Savenay! les ennemis du roi Etaient plus de vingt mille, autour de cette armée; Ils l'ont, un jour durant, cernée et décimée Sans avoir pu jamais surprendre un cri d'effroi. Savenay! Savenay ! au fort de la mêlée, Tu les as vus, ces preux, ces soldats paysans. Brandir un tronçon d'arme et, quoique agonisants. Faire trembler la haine autour d'eux centuplée. ”
