Jules Sandeau,
Revue des Deux Mondes
“ Bernard, Hélène, vous aussi, vieil ami, reprit-elle aussitôt avec effusion, en les réunissant tous trois sous un même regard et dans une même étreinte ; si j’en dois croire la joie qui m’inonde, le manoir de Vaubert va devenir l’asile de la paix, du bonheur, et des tendresses mutuelles ; nous allons y réaliser le rêve le plus doux et le plus enchanté qui se soit jamais élevé de la terre au ciel. Nous serons pauvres, mais nous aurons pour richesse l’union de nos âmes, et le tableau de notre humble fortune humiliera plus d’une fois l’éclat du luxe et le faste de l’opulence. ”

