Résumé

Portrait de Jules Sandeau Jules Sandeau Le Gendre de M. Poirier : comédie en 4 actes en prose… (1858)

VERDELET .
C' est vrai : ton gendre a des opinions ...
POIRIER .
Il n' en a qu' une , c' est la paresse .
ANTOINETTE .
Vous êtes injuste , mon père , mon mari a ses convictions .
VERDELET .
A défaut de conviction , il a l' entêtement chevaleresque de son parti . Crois -tu que ton gendre renoncera aux traditions de sa famille , pour le seul plaisir de renoncer à sa paresse ?
POIRIER .
Tu ne connais pas mon gendre , Verdelet ; moi , je l' ai étudié à fond , avant de lui donner ma fille . C' est un étourneau ; la légèreté de son caractère le met à l' abri de toute espèce d' entêtement .
Source : Gallica

Portrait de Jules Sandeau Jules Sandeau Le Gendre de M. Poirier : comédie en 4 actes en prose… (1858)

POIRIER .
C' est toi qui m' as réduit au rôle de père rabat-joie , en prenant celui de papa-gâteau . Ça n' est pas bien malin de se faire aimer des enfants quand on obéit à toutes leurs fantaisies , sans se soucier de leurs véritables intérêts . C' est les aimer pour soi , et non pour eux .
VERDELET .
Doucement , Poirier ; quand les vrais intérêts de ta fille on été en jeu , ses fantaisies n' ont rencontré de résistance que che moi . Je l' ai assez contrariée , la pauvre Toinon , à l' occasion de son mariage , tandis que tu l' y poussais bêtement .
POIRIER .
Elle aimait le marquis .
Source : Gallica

Portrait de Jules Sandeau Jules Sandeau Le Gendre de M. Poirier : comédie en 4 actes en prose… (1858)

J' ai à la banque trois millions qui n' attendent qu' un mot de vous pour s' abattre sur de bonnes terres .
GASTON .
Ah ! Machiavel ! Sixte-Quint ! vous les roulerez tous !
POIRIER .
Je crois que oui .
GASTON .
Mais j' aime à penser que votre ambition ne s' arrête pas en si bon chemin ? Il vous faut un titre .
POIRIER .
Oh ! oh ! je ne tiens pas à ces hochets de la vanité : je suis , comme je vous le disais , un vieux libéral .
GASTON .
Raison de plus . Un libéral n' est tenu de mépriser que l' ancienne noblesse ; mais la nouvelle , celle qui n' a pas d' aïeux ...
Source : Gallica

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