Vendéens

Définition et enjeux

Joseph Roux,  Souvenirs du bocage vendéen (1898)

“ Les douze Vendéens se couchaient sur la terre, Quand au flanc du canon les Bleus mettaient le feu, Et les boulets passés, en criant : « Vive Dieu ! » Ils s'élançaient encor frémissants de colère.
Du canon meurtrier n'étant plus qu'à cinq pas, Comme d'agiles chats, les Vendéens bondissent; Les ennemis, surpris, d'épouvante pâlissent, Et tombent sous la faux des paysans soldats.
Aux gars audacieux demeura la victoire.
”
Source : Gallica

Joseph Roux,  Souvenirs du bocage vendéen (1898)

“ Les Vendéens étaient, à cette heure, irrités,
De se voir par un mur si longtemps arrêtés ;
La rage, de leurs yeux, faisait tomber des larmes.
Et, pris de désespoir, plusieurs brisaient leurs armes.
Et les Bleus triomphaient... Sur leurs épaisses tours, Ils chantaient : « Les brigands sont vaincus pour toujours, Il faudra désormais que leur orgueil se taise ! » Et, moqueurs, ils hurlaient l'ignoble Marseillaise.
Soudain, sur le vieux pont, on vit des Vendéens, Nombreux, serrés, ardents : c'étaient les Poitevins
”
Source : Gallica

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand,  Vie de Rancé (1874)

“ Ainsi parloit de la Vendée, à la Convention nationale, le comité de salut public, après avoir annoncé, quelque temps auparavant, que la Vendée n'existoit plus. Buonaparte, qui se connoissoit en choses extraordinaires, avoit surnommé les Vendéens le peuple de géants.
Les femmes rivalisoient d'héroïsme avec les hommes dans le grand dévouement de la Vendée. Comme les matrones de Sparte, elles gardoient leurs maisons les armes à la main, tandis que leurs maris se battoient ; mais moins heureuses que les Lacédémoniennes, elles virent la fumée du camp ennemi, et ces ennemis étoient des François !
”
Source : Gallica

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