Résumé

Auguste Johanet Question vendéenne à l'occasion de la commutation de Barbès… (1839)

Confrontée avec le gendarme Huart, elle n'osait lever les yeux sur lui. A vingt pas de l'espion patenté, tout son corps frémissait ; elle s'écriait avec des sanglots : « Voici, voici l'assassin de mon malheureux gendre ! » Amenée plus près de lui par les huissiers, elle poussait d'horribles cris, détournait le visage, et tombait dans un délire qui arrachait des larmes.
Et sous le coup de cette foudroyante accusation, Huart riait.
La peine de cet homme a été commuée. Mandar est encore aux galères !
Source : Gallica

Auguste Johanet Question vendéenne à l'occasion de la commutation de Barbès… (1839)

Maintenant nous n'expliquerons pas par quel contre-coup de terribles événements, par quel dévoûment à une cause plus chère encore parce qu'elle est vaincue, Mandar et ses compagnons de bagne ont pris les armes. Nous n'établirons même pas de comparaison entre les insurgés du 12 mai et les chouans de Bretagne et de Vendée. Le parallèle serait trop en faveur de ces derniers. Ce n'est pas une aggravation de peines que nous demandons pour les uns, c'est la justice seulement, l'égalité devant la loi, que nous implorons pour les autres.
Source : Gallica

Auguste Johanet Question vendéenne à l'occasion de la commutation de Barbès… (1839)

Les paysans bretons, si enthousiastes, si justes appréciateurs du courage, racontaient chaque jour de nouveaux traits de bravoure et d'humanité du chouan. Dans les petites villes et dans les bourgades devenues révolutionnaires, Mandar fait bien aussi le sujet des conversations; mais là, ce n'est pas avec amour ou justice que l'on parle de lui; là, son courage n'est plus que de la lâcheté, son humanité se transforme en réactions sanglantes, en millle attentats contre la propriété, en crimes de toute nature, en méfaits de toute espèce.
Source : Gallica

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