Résumé

C.-S. Jeannin Le général Travot, pacificateur de la Vendée (1862)

Enfin Madame Travot, voyant qu'elle ne pouvait rien obtenir, lui dit : « Général, le roi laissera-t-il assassiner un général qui jouit de l'estime de toute l'Europe? — Madame, répondit le ministre, l'amour, l'estime, l'amitié, tout cela n'est que de l'idéalité! » Peut-on imaginer une réponse plus dérisoire et plus cruelle, surtout dans la bouche d'un officier parlant à l'épouse de l'un de ses compagnons d'armes? Madame Travot retourna en Vendée le désespoir dans l'âme.
Source : Gallica

C.-S. Jeannin Le général Travot, pacificateur de la Vendée (1862)

Mais encore une fois la vieille monarchie Revint sous le drapeau des rois de l'étranger ; Triste et funèbre jour que quinze ans nous pleurâmes!... Qui mit le deuil, quinze ans, sur nos fronts, sur nos âmes, Jusqu'au jour qui vint nous venger !
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Le généreux Travot fut traîné, sous des chaînes, Comme un forçat du bagne, au tribunal de Rennes, Qui n'avait mission que pour frapper à mort. Là, tout fut contre lui; sa clémence elle-même Fut appelée un crime, en ce moment suprême ; Ce crime décida son sort !...
Contre l'humanité, jamais pareil outrage!
Source : Gallica

C.-S. Jeannin Le général Travot, pacificateur de la Vendée (1862)

Mais pour Travot, il eut une gloire à part, une gloire qui fait de sa vie un des plus beaux titres de nos annales militaires : c'est jusque dans l'acharnement des discordes civiles, une admirable fidélité aux lois de la justice, c'est qu'il fut invariablement humain, clément, généreux, et que partout, en Vendée, théâtre principal de ses succès, comme plus tard en Portugal et en Espagne, le guerrier puisa dans les bénédictions mêmes des vaincus un ascendant moral immense. Blessé de deux coups de feu, l'intrépide Charette n'avait voulu rendre son épée qu'à ce loyal ennemi.
Source : Gallica

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