Résumé

Maximilien Perrin L'Enfant de l'amour, par Maximilien Perrin… (1862)

DE L'AMOUR 187
— C'est donc encore vous, Georges, qui venez de m'arracher à la mort? Ah ! mon ami, comment jamais m'acquitter envers vous? dit Charlotte en présentant à l'officier sa main à presser.
— En le rendant heureux comme il mérite de l'être; en étant envers lui bien aimable, bien aimante, car enfin vous êtes sa femme, mademoiselle, bien sa femme, dit Coquardeau.
— Il serait possible, Georges, que ce mariage fut sérieux? demanda Charlotte.
Source : Gallica

Maximilien Perrin L'Enfant de l'amour, par Maximilien Perrin… (1862)

DE L'AMOUR 21
nez bien soin de voire vie, mon ami : pensez que si vous cessiez de vivre, il me faudrait mourir aussi.
— Calmez vos craintes, chère Hélène, le ciel qui nous voit, qui a fait naître dans nos coeurs l'amour qui les anime, ne voudrait pas nous séparer pour toujours.
— Quant à moi, Georges, rien ne menace ma vie ; et si l'un de nous a à trembler pour l'autre, c'est moi, moi seul, Georges, qui vous sais en danger, et frémis de crainte, d'effroi, lorsque le bruit des combats que vous livrez aux royalistes vient à mes oreilles.
— Hélène, la mort me prendra en pitié
Source : Gallica

Maximilien Perrin L'Enfant de l'amour, par Maximilien Perrin… (1862)

A ce moment, un bruit qui se fit devant la maison arracha Hélène du chevet de Georges pour courir, aussi légère et joyeuse que l'alouette qui fait entendre son gazouillement, à la fenêtre de la chambre, d'où elle aperçut plusieurs Vendéens armés qui sortaient d'une chaumière située vis-à-vis et se dirigeaient vers sa demeure.
L'idée que ces hommes sont a la recherche de Georges la fait frémir, lui coagule le sang. Georges lit le danger qu'il court sur les traits de la jeune fille.
Source : Gallica

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