Auguste Ricard, La Chaussée d'Antin : esquisses contemporaines… (1838)
“ Ce n'était plus cette déesse étincellante, celle nature de diamant avec beaucoup d'éclat sans chaleur, ce n'était plus cette enfant gâtée du grand Opéra, haute, fière, capricieuse, dépravée , venimeuse comme une vipère. Clarisse, nous le savons, est devenue une épouse innocente et pure. Une âme neuve s'est épanouie en elle sous les caresses du bon et généreux Léon. Clarisse, depuis que son bien-aimé est tombé sur la terre de Bretagne, n'est plus qu'une veuve inconsolable. Elle entretient , elle nourrit sa douleur avec une sorte de culte, elle vit pour elle; y toucher, c'est mériter sa haine. ”
