Pigault-Lebrun,
Mon oncle Thomas
(1843)
“ Riboulard est sans mouvement, et Thomas croit l'avoir tué. Il rougit, il pâlit ; ses genoux ploient, il s'afflige, il se désole. De quelque résolution qu'on soit armé, on ne tue pas un homme comme une mouche, et ce n'est que par degrés qu'on devient féroce. Mon oncle se repent sincèrement; mais ce sentiment ne dure pas. Il se rappelle son inoculation forcée, ses dents vendues, ses épaules déchirées à coups de verges; il conclut que si Riboulard est mort, il l'a bien mérité, et lui, Thomas, n'a point de reproches à se faire. ”
