Léon Beauvallet,
Milord l'Arsouille, par Léon Beauvallet
(1888)
“ Moleskine s'élança d'un bond vers milord l'Arsouille et lui étreignit les deux mains avec force. Puis, fixant sur les yeux du jeune homme ses yeux étincelants de jalousie et de fureur, elle lui dit d'une voix sourde : — Tu vois bien que tu l'aimes, cette fille, puisque tu ne peux te séparer d'elle. Gabriel demeura un instant silencieux. Puis, avec une indicible violence : - Eh bien, oui l s'écria-t-il, je l'aime de toute l'horreur et de tout le mépris que j'ai pour vous! — Le voilà donc arraché de ton âme, répondit Moleskine, cet aveu qui fait mon désespoir et causera notre perte à tous! Ah! ”
