Édouard Montagne,
Histoire des farceurs célèbres
(1872)
“ Giacomo Batoni jouissait intérieurement du trouble de la jeune femme. — Celui-là, reprit-il, serait indigne de vivre s'il repoussait l'affection d'une aussi charmante créature que vous !. — Est-ce bien votre opinion? s'exclama la Fanuche haletante. — Sur mon honneur et sur ma vie ! Aurore rayonna, et, dans un élan d'ineffable délire, entourant de ses deux bras le col du gentilhomme : — Eh bien! l'homme que j'aime, s'écria-t-elle, c'est toi, Giacomo !. — Moi, Madame? repartit l'Italien, feignant la suprise. Oh ! ne me trompez-vous pas?. ”
