Jules Noriac,
La Comtesse de Bruges
(1878)
“ Le jeune homme obéit, la belle comtesse l'amena vers elle, et prenant sa tête entre ses mains, elle lui dit: — Henry, mon- Henry, c'est toi, c'est bien toi que je puis voir et toucher, alors que j'avais perdu tout espoir. Écoute-moi, ne réponds rien. Et d'abord les hommes n'entendent rien aux choses du cœur. Je t'aime, si tu savais comme je t'aime! Tiens, je ne savais pas moi-même; il m'a fallu verser bien des larmes pour comprendre la puissance de cet amour. Et voilà que maintenant, comme si j'avais encore des larmes, tu viens me dire: Dites un mot, et je pars. ”
