Résumé

Portrait de Charles de La Varenne Charles de La Varenne La Comtesse de Marciac, ou la Restauration de Henri IV, par M. Charles de La Varenne (1853)

Vous ne connaissez pas ces gredins d'Espagnols; s'ils vous soupçonnent le moins du monde pour ce que vous êtes, ils vous brûleront à petit feu, ils vous écorcheront vif. En Espagne, grand Dieu ! ! !
Et, voyant que son maître souriait, l'honnête homme se rassura et reprit encore tout ému :
— C'est pour rire de ce pauvre Job, n'est-ce pas, monsieur, ce que vous en dites? Un gentilhomme du roi Henri IV se risquer en Espagne, cela n'est pas admissible.
— Rien n'est plus sérieux cependant, mon brave Job : dans quinze jours, il faut que je sois à Madrid ; le devoir ne se raisonne pas.
Source : Gallica

Portrait de Charles de La Varenne Charles de La Varenne La Comtesse de Marciac, ou la Restauration de Henri IV, par M. Charles de La Varenne (1853)

L'autre image était celle du baron de Beauvoir : une franchise affectée, l'orgueil de sa puissance, de sa force et de ses richesses, se lisaient en traits saillants sur son visage. Il souriait à l'adorable comtesse, moins encore afin d'exprimer son amour que par une entière satisfaction de lui-même et de ses propres mérites. — Pour un être ainsi organisé, le bonheur intime ne suffisait pas, à coup sûr; il devait apprécier une femme au nombre des désirs qu'elle soulevait dans la foule, flatté par-dessus tout de l'emporter sur tant d'autres rivaux.
Source : Gallica

Portrait de Charles de La Varenne Charles de La Varenne La Comtesse de Marciac, ou la Restauration de Henri IV, par M. Charles de La Varenne (1853)

François fit aussitôt procéder avec tout le cérémonial et toute la décence possibles aux funérailles de son écuyer. Le corps du pauvre Job fut respectueusement déposé dans un angle du tranquille et ignoré champ de repos; et après la messe de dernier adieu, pendant laquelle la noble comtesse de Marciac versa d'abondantes larmes, plus précieuses et plus éloquentes pour les mânes du dévoué serviteur, que la plus magnifique oraison funèbre, François prit à part le vieux curé qui venait de bénir la dépouille mortelle de son compagnon de périls, et lui demanda sa main qu'il remplit d'or.
Source : Gallica

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