Sainte-Suzanne

Définition et enjeux

Portrait de Charles de La Varenne Charles de La Varenne La Comtesse de Marciac, ou la Restauration de Henri IV, par M. Charles de La Varenne (1853)

Renchérissant d'attentions et de prévenances, Sainte-Suzanne, pour dissiper les soupçons du jeune homme, s'il en avait conçus, et gagner son coeur, Sainte-Suzanne devint même insensiblement si obséquieux, si facile, que La Varenne flaira quelque trahison imminente dans ces caresses extraordinaires, et se sentit un instant mal à l'aise. Cependant, décidé à rendre à son ennemi, jusqu'à la fin de son rôle, une bienveillance égale aux politesses fallacieuses qu'il en recevait, François fit le bon convive.
Source : Gallica

Portrait de Charles de La Varenne Charles de La Varenne La Comtesse de Marciac, ou la Restauration de Henri IV, par M. Charles de La Varenne (1853)

Sainte-Suzanne, qui tout en affectant une menaçante impassibilité, et sans changer d'attitude, suivait de la vue, sans en perdre un seul, les moindres gestes du capitaine, Sainte-Suzanne avait vivement ramassé la rapière du pauvre Job, que le loyal garçon, en la choisissant jadis avec un soin minutieux , n'eût assurément jamais cru devoir être un jour tournée contre son maître.
Source : Gallica

Albert-Joseph Devoisins Histoire de Notre-Dame du Désert… (1901)

Sainte Suzanne était une patricienne : elle était née deux fois illustre, selon la grâce et selon la chair : fille de saint Gabinius, nièce de saint Caïus qui fut pape, elle était de sang impérial ; son père s'était fait prêtre, c'est dire dans quels sentiments il éleva sa fille. Elle était entourée de pieux exemples et fortifiée dans la foi par la vue fréquente des martyrs que les persécutions menaient aux derniers supplices.
Source : Gallica

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