Valérie Feuillet

Élements biographiques

Valérie Feuillet,  Souvenirs et correspondances (1896)

“ Dans le plus grande émotion, mon mari écrivit à la malheureuse Impératrice, qui gravissait ce nouveau calvaire :
« Madame, » Devant votre suprême affliction, je cherche vainement des paroles, je ne trouve que des larmes. Quelles paroles humaines contre un tel coup, contre une si incomparable douleur, la plus grande qu'ait jamais éprouvé le cœur d'une mère, d'une veuve, d'une reine!
» Ahl madame, comme nous l'aimions nous aussi. Il s'était montré le cher ami de nos fils.
Ces enfants comme leur mère et comme moi,
sentent toute la rigueur affreuse de leur perte.
”
Source : Gallica

Valérie Feuillet,  Souvenirs et correspondances (1896)

“ Il aima ses enfants et m'aima un peu moi-même.
Que de fois je lui ouvris mon cœur de mère, dans la paix de son cloître ou sous les ombrages de son beau parc. Je le vois toujours, marchant à mes côtés, dans sa cape blanche, avec sa canne et son cache-nez rouge dont les bouts flottaient comme l'écharpe d'un toréador. Il me parlait aussi avec confiance, de ces jeunes vies qu'il créait et qui étaient l'intérêt puissant de son cœur.
Lui, n'avait pas été inquiété par la Commune, mais un de ses professeurs, le père Rouxelin, avait échappé par miracle au massacre qui fit tant de martyrs.
”
Source : Gallica

Valérie Feuillet,  Quelques années de ma vie (1908)

“ La mort était là , à mes côtés , et cette mort qui me faisait libre , tout en me remplissant d' une respectueuse terreur , me jetait dans de poétiques rêveries . Ma pensée cherchait dans le ciel semé d' étoiles , l' avenir qui m' était réservé ; j' y voyais une vie nouvelle , une jeunesse triomphante , une gloire dont je jouirais sans entraves . Je me voyais pour jamais dans ce beau Paris avec un mari sans esclavage , se donnant entièrement à son talent et à moi . ”
Source : Gallica

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