Mise de Taisey-Chatenoy

Élements biographiques

Mise de Taisey-Chatenoy A la Cour de Napoléon III (1891)

A l'heure dite, la jolie Fanchette entrait dans le salon des aides de camp où elle excita le plus vif enthousiasme et ne fut pas reconnue. Qui pouvait se douter? Elle traversa le salon d'attente, et le chambellan de service, le duc de Nassabo, un duc vrai et authentique, lui ouvrit respectueusement la porte du cabinet dans lequel l'Empereur travaillait au bonheur de ses sujets.
Fanchette parut étonnée. Elle s'attendait à trouver l'Empereur assis sur son trône, entouré de sa cour, comme les rois des féeries dans lesquelles elle figurait en maillot.
Source : Gallica

Mise de Taisey-Chatenoy A la Cour de Napoléon III (1891)

Et Sestri daigna rire de la simplicité de la
fille des champs. Il s'amusait du bagout de la petite, évidemment intimidée et peu habituée au commerce des grands. La fumée de la gloire et les fumets du banquet aidant, le sénateur se sentait gaillard, son sang circulait plus vite, il retrouvait les impressions d'un temps, hélas! si loin; il eut l'imprudence d'oublier ce précepte de la sagesse antique : Plus facile est de s'abstenir que de se retenir : aussi fut-il puni de sa témérité. A un moment où Gotte détournait la tête, il avança le bras, l'arrondissant pour lui prendre la taille.
Source : Gallica

Mise de Taisey-Chatenoy A la Cour de Napoléon III (1891)

TAISEY A MAGDEBOURG.
L'année terrible est venue, l'Empereur a disparu, la France est envahie.
Mon mari a repris du service, dès le début de la campagne. Il a été fait prisonnier. Où est-il ? Je n'ai pas de nouvelles. Je suis seule dans ce grand château de Taisey. La neige tombe, la terre est glacée, le vent d'hiver secoue les branches mortes des arbres. Je me sens triste jusqu'à la mort !
Source : Gallica

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