Empereur Napoléon III

Définition et enjeux

Charles Durand de Beauregard Etude et revue de l'histoire de l'empereur Napoléon III… (1911)

L'Empereur Napoléon III est mort. Ces simples mots, qui sont tombés à Paris comme la foudre, y ont produit l'impression la plus vive que la capitale de la France ait encore ressentie depuis les catastrophes de 1870 et de 1871. Aucun autre souverain, mourant dans l'exil, n'a soulevé une émotion semblable. Napoléon III, tant qu'il gardait un souffle de vie, restait pour les révolutionnaires un grand sujet d'inquiétude, pour les masses conservatrices un dernier sujet d'espérance.
Source : Gallica

Portrait de Léonce Dupont Léonce Dupont Le uatrième Napoléon (1874)

L'enfance du Prince Impérial.
A partir du jour où il eut un fils et un héritier direct, l'Empereur Napoléon III se sentit pris d'un zèle nouveau pour le gouvernement de la France ; il eut le stimulant de l'affection paternelle. Il ne voulut pas seulement faire durer son règne ; dans tous ses actes, dans les tendances générales de sa politique, dans ses rapports, avec le pays et avec l'Europe, on vit le désir très-ardent de faire durer sa dynastie.
Source : Gallica

Portrait de Ferdinand Bac Ferdinand Bac Le prince Napoléon (1932)

Ainsi Napoléon III, dans son action publique, obtenait souvent moins de son entourage que son cousin malgré tant de manières affables, tant d'indulgence pour les pires fautes, tant de familiarités flatteuses dans l'embrasure d'une fenêtre, dépensées en pure perte. Le Prince Napoléon — quand il voulait se donner la peine — gagnait facilement un adversaire pour le convaincre et pour enfin le vaincre. Un petit sourire, un seul mot jovial, arrivant au milieu d'un combat où les phrases tombaient
comme une mitraille, avaient plus de prix que les attitudes douces et hésitantes de l'Empereur.
Source : Gallica

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