Le Prince Napoléon

Élements biographiques

Le Prince Napoléon Revue des Deux Mondes

Ce que vous appelez le vœu des populations, le suffrage universel, etc., moi je l’appelle le droit révolutionnaire, que je ne puis reconnaître. Je ne connais que le droit écrit par les traités. D’après eux, je possède la Lombardie. Je veux bien, à la suite du sort des armes, céder mes droits à l’empereur Napoléon, mais je ne puis reconnaître le vœu des populations, ni rien de semblable. Je ne pourrais donc pas accepter ces mots. Vous-même ne devez pas y tenir, puisqu’ils ne sont pas nécessaires aux préliminaires de paix qui ne doivent constater que des faits et non des théories.
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Le Prince Napoléon Revue des Deux Mondes

C’est vrai ; mais je ne l’ai pas caché à Votre Majesté, à laquelle je donne ma parole d’honnête homme, que demain elle recevra ce même papier, avec ou sans la signature de l’Empereur ; de façon que, si les préliminaires de paix ne sont pas signés, il ne restera pas de trace matérielle de vos concessions. »
Là-dessus, visiblement ému, l’empereur François-Joseph signa sur le bureau qui était dans ma chambre, et, me remettant le papier, il me dit : « Tenez, c’est un grand sacrifice que je fais de céder ma plus belle province. »
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« l’empereur d’Autriche cède ses droits sur la Lombardie à l’Empereur des Français, qui, selon le vœu des populations, les remet au roi de Sardaigne, » l’empereur d’Autriche nie demande ce que signifient les mots selon le vœu des populations ?
Je lui réponds que le principe de notre droit public en France, et j’ose dire du droit moderne, est que les peuples acceptent leurs gouvernemens et que le principe de la souveraineté réside dans l’universalité des citoyens ; que c’est la base de la dynastie napoléonienne
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