Théodore Juste,
Napoléon III. Comment on cesse d'être empereur…
(1888)
“ La France n'était plus au premier rang. De si cuisantes déceptions n'avaient pourtant pas détruit le fatalisme de l'empereur ni la confiance qu'il avait dans son étoile. En 1867, la plupart des souverains, et, en tête, l'empereur de Russie et le roi de Prusse, vinrent à Paris pour visiter l'Exposition universelle. Entouré de ces hôtes illustres, Napoléon III semblait encore au faîte de la puissance. Mais ce n'était plus qu'un mirage. En réalité, une sorte de malaise commençait à se répandre; l'opinion se démoralisait et le souverain lui-même s'abandonnait. ”
