Résumé

Portrait de Théodore Juste Théodore Juste Napoléon III. Comment on cesse d'être empereur… (1888)

La France n'était plus au premier rang. De si cuisantes déceptions n'avaient pourtant pas détruit le fatalisme de l'empereur ni la confiance qu'il avait dans son étoile. En 1867, la plupart des souverains, et, en tête, l'empereur de Russie et le roi de Prusse, vinrent à Paris pour visiter l'Exposition universelle. Entouré de ces hôtes illustres, Napoléon III semblait encore au faîte de la puissance. Mais ce n'était plus qu'un mirage. En réalité, une sorte de malaise commençait à se répandre; l'opinion se démoralisait et le souverain lui-même s'abandonnait.
Source : Gallica

Portrait de Théodore Juste Théodore Juste Napoléon III. Comment on cesse d'être empereur… (1888)

Le lendemain, par une proclamation datée de Valeggio, Napoléon III annonçait à l'armée française la fin de la guerre. « La lutte, disait-il, va prendre des proportions qui ne sont plus en rapport avec les intérêts que la France a dans cette guerre formidable. »
Napoléon III avait trompé les espérances des Italiens, à qui il avait solennellement promis de les aider à conquérir l'affranchissement de leur pays jusqu'à l'Adriatique. Lorsque, le 13 juillet, l'empereur partit pour la France, la foule, qui remplissait les rues de Milan et de Turin, l'accueillit avec froideur et tristesse.
Source : Gallica

Portrait de Théodore Juste Théodore Juste Napoléon III. Comment on cesse d'être empereur… (1888)

Quand la nouvelle de la capitulation de Sedan eut été révélée aux Chambres dans la nuit du 3 septembre, Jules Favre demanda la déchéance de l'empereur et de sa dynastie. Cette déchéance fut consommée le lendemain par le peuple, qui envahit le Corps législatif et proclama la république.
Dans cette terrible crise, l'impératrice Eugénie avait montré la plus grande fermeté. Prosper Mérimée écrivait le 16 août : « Je suis allé aux Tuileries et j'ai passé un quart d'heure avec l'impératrice. Elle voit la situation de la manière la plus nette et elle conserve un calme vraiment héroïque. »
Source : Gallica

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