François Perron

Résumé

François Perron Ils en ont menti, par un rural… (1871)

M. Jules Favre ne veut pas qu'une nation s'organise en pleine paix, pour une grande guerre ; c'est là, dit-il, une coupable folie; une mesure funeste aux finances du pays, à sa grandeur, à sa moralité, à sa prospérité !
« Que craintron d'ailleurs? Est-ce que les 40 millions d'Allemands songent à nous attaquer? Pourquoi promener constamment devant la Chambre, le vain fantôme d'une chimère qui n'aboutit à rien et ruine le pays? »
Quand M. J. Favre a signé la honteuse capitulation de Paris, croyait il encore que cette armée prussienne n'était qu'une chimère ?
Source : Gallica

François Perron Ils en ont menti, par un rural… (1871)

« Je n'aime pas l'Empereur; mais j'aime encore
moins la calomnie. Il s'est bien montré, et, s'il n'a pas
été tué, ce n'est pas l'envie qui lui en a manqué.
» Nos chefs ont été des maladroits, nos soldats des fous et des indisciplinés; mais personne n'a été lâche. Je le dis très-haut pour l'honneur de la France. On ne sert pas une bonne cause en mentant, Sedan est une faute, un grand malheur; mais une honte ! jamais! Dites-le partout et à tous. »
A ce témoignage qu'on ne saurait récuser, ajoutons celui des journalistes qui suivaient l'armée.
Source : Gallica

François Perron Ils en ont menti, par un rural… (1871)

Car, s'il en est ainsi, l'histoire n'aura jamais assez de honte pour flétrir comme ils le méritent ceux qui se sont obstinés à le vouloir pour chef. Nous sommes huit millions de Français, presque toute la nation, qui n'aurons plus qu'à nous frapper la poitrine et à nous voiler la face.
Mais s'il en était autrement, si tous les reproches dont l'Empereur a été accablé n'étaient que d'odieuses calomnies, que penser et que faire de ces misérables ambitieux qui n'ont usurpé son pouvoir que pour tromper la France, la ruiner, la déshonorer, et la livrer, pieds et poings liés, à l'ennemi ?
Source : Gallica

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