Résumé

Wilfrid Audibert La troisième République et les Napoléon (1890)

Les hommes qui nous gouvernent creusent autour de nous un gouffre qui s'élargit tous les jours. Ils se couronnent de fleurs pour nous mener à la ruine : ils rient, ils bouffonnent à travers les dangers et les écueils, comme la galère dorée de Cléopâtre à travers les massacres d'Actium.
V
M. Gambetta s'écriait à la tribune: ce L'Empereur
Napoléon III avait dit jadis : L'Empire, c'est la paix. Il l'avait dit, écrit et fait répéter par tous ses coryphées. Nous lui répondrons : L'Empire, c'était la guerre; la guerre constante et ruineuse.
Source : Gallica

Wilfrid Audibert La troisième République et les Napoléon (1890)

La République opportuniste et parlementaire a compromis les finances de la France, elle l'a déconsidérée aux yeux de l'Europe; elle est sans gloire, sans aucun prestige ; elle a mis la main sur toutes les libertés, opprimé les consciences, trompé le peuple pour mieux l'asservir.
La République qui devait être l'expression de toutes les volontés et de toutes les forces nationales, n'a été — qu'on nous permette le mot — qu'un long poisson d'avril pour ceux qui voulaient voir en elle autre chose qu'une coterie. Elle a déjà coûté à la France, ne l'oublions pas, deux fois plus cher que l'Empire.
Source : Gallica

Wilfrid Audibert La troisième République et les Napoléon (1890)

L'alliance des trois nations nous réduit, en effet, à l'impuissance. Elle s'est formée contre le cosmopolitisme révolutionnaire dont la tête et les bras sont à Paris; — contre le socialisme, ce poison mortel qui frappe les Etats au coeur !
Oui, cette France, si respectée et si glorieuse sous les Napoléon, n'est plus écoutée dans le conseil des grandes puissances.
On l'a dénoncée, comme un foyer de pestilence, on l'a isolée!
« Le socialisme est une colonie française en Allemagne», a dit la Gazette de l'Allemagne du Nord.
Source : Gallica

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