Résumé

La Vérité sur la campagne de 1870… (1871)

Cette guerre n'est pas son oeuvre, c'est la nôtre : les fruits nous en appartiennent.
Ainsi parlait-on à l'avance ! Quand on l'espérait heureuse, on revendiquait avec orgueil la responsabilité de la guerre. Malheureuse, on la répudie avec indignation. Si elle eût produit des victoires, c'eût été l'oeuvre exclusive du parti libéral; elle produit des revers, c'est l'oeuvre exclusive de l'Empereur!
Les uns se contentent de garde le silence; les autres se renient hautement: « C'est l'Empereur, ce sont les candidats officiels, les journaux officieux qui ont tout fait. Nous n'y sommes pour rien. »
Source : Gallica

La Vérité sur la campagne de 1870… (1871)

Pour qui va au fond des choses, le grief qu'on a contre l'Empereur est le contraire de celui qu'on formule. On ne lui en veut pas, comme on l'assure, d'avoir abusé du pouvoir personnel, mais de n'en avoir pas suffisament usé; on ne lui en veut pas d'avoir conservé une autorité despotique, mais d'avoir trop strictement rempli son rôle de souverain constitutionnel.
Ce qu'on reproche à l'Empereur, c'est de n'avoir pas accompli sa grande réformé militaire comme le roi de Prusse avait accompli la sienne : contre le gré du parlement et du pays.
Source : Gallica

La Vérité sur la campagne de 1870… (1871)

Remplacez-les par des guitares, ou dites franchement que vous battez le rappel de la guerre civile, que les combats vraiment humains sont ceux de la rue, et qu'il n'est pas permis de s'égorger, sinon entre frères. Les ennemis d'un gouvernement, quel qu'il soit, peuvent toujours le blâmer, quoi qu'il fasse. S'il évite les querelles, on l'accuse d'humilier la nation ; s'il va en guerre, on lui reproche de verser le sang des soldats. En revanche, les officieux trouve moyen d'applaudir indifféremment la paix et la guerre.
Source : Gallica

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