Résumé

Émile Ollivier Thiers à l'Académie et dans l'histoire (1879)

« Monsieur Madier, nous n'avons pas, en politique, le même idéal, vous le savez. Le vôtre a toujours été la république. Le mien, c'est ce « beau » gouvernement anglais que Montesquieu louait il y a un siècle, que tant de grands hommes d'État ont admiré, où tous les pouvoirs sont si sagement équilibrés. Mais, je le reconnais, les folies des princes l'ont rendu et le rendent de plus en plus impossible. L'Europe est entraînée vers la démocratie, elle coule à pleins bords. Je ne vois plus de gouvernement possible pour la France que celui de la république.
Source : Gallica

Émile Ollivier Thiers à l'Académie et dans l'histoire (1879)

Mon parti est pris : le jour où le souverain entrera dans la voie libérale au point de vue politique avec autant de décision qu'il y est entré au point de vue social, je serai favorable. Car, je n'hésite pas à le déclarer hautement, dès aujourd'hui mon voeu le plus sincère, mon voeu le plus ardent, c'est que le gouvernement de l'Empereur se consolide par la liberté. J'ai cru pendant un temps que la forme du gouvernement importait au plus haut point, et qu'elle primait toutes les autres questions. C'était une erreur. Le meilleur gouvernement est celui qui existe dès que la nation l'a accepté.
Source : Gallica

Émile Ollivier Thiers à l'Académie et dans l'histoire (1879)

M. Thiers leur dit : « J'ai voulu causer avec vous... les circonstances sont graves. On veut vous entraîner à la guerre. Le moment n'est pas encore venu. La Prusse assurément s'est mise gravement dans son tort. Je désire autant que vous la réparation des événements de 1866... mais l'occasion est mal choisie... vous n'avez pas d'alliances. La guerre mettra l'Europe en feu et contre vous. Le moment n'est pas encore venu. »
Source : Gallica

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