Résumé

Vie de M. Thiers. 6e édition (1877)

Dans les représentations de l'art, M. Thiers n'excluait rien ni personne : il admettait tous les peuples à montrer les ouvrages de leur esprit, persuadé qu'il était que chacun a son expression propre et que si l'un a le sentiment de la forme, l'autre a le sentiment de la couleur.
La collection de faïences et de porcelaines, qui est une des plus grandes curiosités de l'hôtel de la place Saint-Georges, est tout entière l'oeuvre de madame Thiers, qui, avec le goût le plus sûr et le plus délicat, a réuni d'admirables pièces de Moutiers, de Rouen, de Marseille, de Strasbourg, de Nevers.
Source : Gallica

Vie de M. Thiers. 6e édition (1877)

On a renversé, leur dit-il, un gouvernement qui avait fait la paix, rétabli l'ordre, le crédit, les finances, l'armée, parce qu'il ne se prêtait pas au rétablissement de la Monarchie. Eh bien ! cette Monarchie, l'a-t-on rétablie? Non. On a,usé le temps et les forces du pays en tiraillements qui nous affaiblissent et qui, aux yeux de l'Europe, ne nous laissent ni la réalité ni l'apparence d'une politique ferme, arrêtée dans ses vues, sachant et pouvant ce qu'elle veut. La question reste donc la même. La Monarchie ne répond pas à l'état des choses et des esprits en France.
Source : Gallica

Vie de M. Thiers. 6e édition (1877)

L'histoire ne saurait méconnaître que si M. Thiers ne prétendit à aucune influence dans les Conseils du' gouvernement, il travailla de toutes ses forces à ramener le gouvernement dans les voies libérales. Le mot « d'historien illustre et national » que l'Empereur, en s'adressant à lui, avait placé, non sans habileté, dans son discours du Trône en 1867, le toucha. Il en parla avec une véritable et visible émotion à la tribune ; et, bien qu'il eût terminé ce jour-là son discours par la phrase historique : « Il n'y a plus de faute à commettre! »
Source : Gallica

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