Résumé

Portrait de Albert Delpit Albert Delpit Les Prétendants : les Bourbons… (1872)

Si, le jour où le plébiscite aura décidé, un homme ose faire éclater une insurrection, nous demandons la peine de mort pour le châtier : qu'on tue comme un assassin celui qui tentera de troubler à nouveau la nation, Que la terrible épreuve imposée par Dieu nous serve de leçon : resserrons-nous les uns contre les autres, et que le bonapartiste, le légitimiste et l'orléaniste baissent, comme moi la tête devant la décision nationale, si elle rejette le parti de leur choix. Pour moi, je n'hésite pas à dire tout haut : a Meure la République, mais que la France soit sauvée !
Source : Gallica

Portrait de Albert Delpit Albert Delpit Les Prétendants : les Bourbons… (1872)

Il ne crut à rien, qu'à lui; il n'aima personne que lui. Égoïste de génie, il a attaqué de sa main grêle le sentiment religieux, qui peut seul constituer un peuple fort, et quand il eut tué dans la nation toute croyance et tout enthousiasme, il mourut, ne trouvant rien à mettre à la place. Cet homme n'avait dans l'âme aucune de ces grandes idées qui élèvent un penseur au-dessus de la foule. Il ne connut ni la foi, puisqu'il niait Dieu; ni la passion, puisqu'il n'aima jamais; ni la Patrie, puisqu'il correspondait avec Frédéric II, en pleine guerre contre la Prusse.
Source : Gallica

Portrait de Albert Delpit Albert Delpit Les Prétendants : les Bourbons… (1872)

Jamais peuple n'était entré plus avant dans la mort.
Si l'armée qu'on leur opposait, et que commandaient Dumouriez et Kellermann, était vaincue, c'en était fait de la France. La grande nation était perdue à jamais; mais Dieu veillait. Le 20 septembre, Dumouriez écrase les Prussiens à Valmy, et la Convention, pour sa première séance, annonce à la Patrie la victoire de ses enfants. En même temps, elle abolit la royauté, et sur les ruines de la monarchie écrasée, proclame la République.
Source : Gallica

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