M.-B. de La Pierre

Résumé

M.-B. de La Pierre Le Roi très chrétien (1871)

L'expérience est encore là, vivante, et nous savons tous que rien n'est agité, troublé comme la République, qui ouvre le champ à toutes les ambitions et à toutes les inepties, tandis que les hommes vraiment capables, vraiment grands, ont toujours trop de dignité pour se souiller dans cette foule d'ignorances et d'égoïsmes. Il ne saurait en être autrement, parce qu'il n'y a pas d'unité sans vrai principe, parce qu'il n'y a pas de principe sans Dieu, parce que la République, s'appuyant sur le suffrage universel, n'est en théorie et en pratique surtout que la négation du droit divin.
Source : Gallica

M.-B. de La Pierre Le Roi très chrétien (1871)

Dieu punit cette ingratitude, car c'est l'Eglise de Dieu qui a fait l'Europe. Elle l'a prise sur le sol, à moitié sauvage, à moitié mourante, sans notion, sans civilisation, sans moeurs ; elle l'a prise entre ses bras, lui a enseigné la religion, les moeurs, les arts, les sciences avec un maternel amour qui ne s'est pas démenti, et en a fait tout ce qu'il y a de grand en ce monde. N'expulsez pas Dieu de votre famille, ni de votre gouvernement, ni de votre société, parce que vous rétrograderiez vers la barbarie !
Source : Gallica

M.-B. de La Pierre Le Roi très chrétien (1871)

Sans doute, il y a tyrannie toutes les fois que le pouvoir ne se base point sur les lois divines; mais la révolution n'a rien à reprocher à la tyrannie, parce qu'elle est elle-même la plus épouvantable des tyrannies. D'après le principe révolutionnaire, il faudrait au moins que l'ensemble du peuple fit la loi à la nation entière ; il semble qu'alors, en supposant l'acceptation de la minorité, la loi aurait un appui quelconque ; mais ce n'est pas ainsi que l'entend en France la Révolution ou la République qui, jusqu'ici, se sont confondues.
Le peuple est souverain !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature