Résumé

princes d'Orléans (1873)

“ La vieille génération, malgré vingt ans de servitude impériale, a retrouvé sa dignité. Mais c'est à vous, jeunes gens, qui êtes la force, la séve, l'espérance, qu'il appartient de sauver la liberté, de fonder une république impérissable, d'assurer à la France sa prospérité, son honneur, sa grandeur !
Quant à vous, messieurs d'Orléans, d'Aumale, Joinville ou Paris, princes que vous êtes, si lourds à nos épaules, si légers dans nos mains, songez-y, songez-y bien...
Un fleuve de sang vous sépare du pouvoir. Rampez jusqu'à votre trône de velours?
”
Source : Gallica

princes d'Orléans (1873)

“ D'ORLÉANS 15
inquiet, ni assez épuisé. On l'aigrira, on l'épouvantera, on le ruinera davantage, il le faut ! afin qu'un jour, la peur agissant d'un côté et l'argent démoralisant de l'autre, la pauvre nation éprouve de nouveau le besoin d'un dictateur.
Étrange moyen de guérir la grande blessée, que de secouer sans trêve le lit douloureux où elle n'a pas fini de saigner, sous l'oeil et sous le rire du Prussien. Que leur importe ! Ils le savent et ils le font, ces pitoyables citoyens, ces princes impitoyables : en ce moment, poignarder la République, c'est poignarder la France.
”
Source : Gallica

princes d'Orléans (1873)

“ La légitimité n'a pas de ces princes une moindre horreur que la démocratie.
Il ne peut y avoir rien de commun entre une république et les appétits princiers de tous ces coureurs de trônes.
On n'arrive dans le monde, dit un proverbe, que comme une peste ou comme un boulet de canon. Ce sont aussi deux façons de parvenir au pouvoir, soit qu'on brise tous les obstacles, soit qu'on se glisse par l'entrebâillement des portes. La famille d'Orléans, qui ne peut devenir boulet de canon, se fait peste.
”
Source : Gallica

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