Étienne-Léon de Lamothe-Langon

Étienne-Léon de Lamothe-Langon

Résumé

Portrait de Étienne-Léon de Lamothe-Langon Étienne-Léon de Lamothe-Langon Les Tuileries en juillet 1832 (1832)

La révolution de juillet, semée par le désintéressement des pauvres, a produit en résultat une manie d'argent dont on ne trouve pas d'exemple. Jamais on ne s'est précipité sur tout ce qui rapporte avec une pareille rage; jamais le désir de gagner ne s'est montré plus dégoûtant, plus hideux. Il y a eu chez les libéraux un débordement de dénonciations, de calomnies, de mensonges, d'infamies, de menées hideuses, d'intrigues sales, de vente et de revente publique de tout ce que l'Etat donnait gratis, dont n'approchèrent pas, en 1815, les insatiables de la restauration.
Source : Gallica

Portrait de Étienne-Léon de Lamothe-Langon Étienne-Léon de Lamothe-Langon Les Tuileries en juillet 1832 (1832)

J'ai cru à la douceur de la république, à la délicatesse du Directoire, à la liberté sous Napoléon, au despotisme sous Louis XVIII et de ses successeurs, au désintéressement des accapareurs de la révolution de juillet; mais, pour ce coup, c'est trop attendre de ma niaiserie ; et à moins de croire que les rats de la cathédrale ne soient les uniques citoyens de la capitale, il faut être fou pour s'imaginer, et plus qu'insolent pour le prétendre, que des conspirateurs à sens commun choisissent un pareil lieu, si pleinement isolé, pour incendier Paris.
Source : Gallica

Portrait de Étienne-Léon de Lamothe-Langon Étienne-Léon de Lamothe-Langon Les Tuileries en juillet 1832 (1832)

Sa politique devrait être celle des intérêts communs; elle est celle d'un intérêt privé, celle d'un homme, et pas celle de tous.
Au demeurant, les fautes commises par le cabinet des Tuileries porteront prochainement leurs fruits. Qu'il ne se flatte pas d'avoir conjuré la guerre ! tous ses sacrifices d'honneur national et de commerce, toutes ses concessions aux exigences étrangères n'ont eu pour résultat unique que de laisser aux puissances, surprises à l'improviste par la révolution de juillet, le loisir de revenir de leur frayeur, et de se mieux préparer à combattre.
Source : Gallica

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