Résumé

L'empereur Napoléon III et son gouvernement… (1864)

Toutes les fêtes des Tuileries ont quelque chose de théâtral et le défilé des personnages rappelle ceux que l'on voit à l'opéra. Il n'y a rien de plus ridicule que de vouloir introduire dans une société aussi mêlée le cérémonial du vieux temps, qui ne s'accorde plus avec notre manière d'être et n'a quelque valeur, que là où une aristocratie véritable sait se mouvoir facilement dans ses formalités. Ce que pourrait faire en ce genre une reine d'Angleterre, le seul pays du monde où il y ait une aristocratie réelle et capable de vivre, l'empereur des Français ne l'atteindra jamais.
Source : Gallica

L'empereur Napoléon III et son gouvernement… (1864)

Le comte de Chambord, le roi légitime de la France possède, dit-on, de grandes qualités d'esprit et de coeur — mais pour reconquérir son trône, et celuici une fois conquis par hypothèse, pour le défendre et le conserver, il manque complètement d'énergie. Celui qui veut aujourd'hui régner sur la France doit être un soldat courageux, être toujours botté, prêt à monter à cheval et à commander l'épée à la main. S'il n'en est pas capable, il n'en imposera jamais aux Français et n'en sera jamais long temps obéi, quelles que soient ses qualités-et quelque droit qu'il ait au trône.
Source : Gallica

L'empereur Napoléon III et son gouvernement… (1864)

Et quelle discorde, quelle haine sourde régnent dans cette masse d'un million et demi d'habitants ! Seule, la main de fer d'un empereur despote peut faire régner une paix au moins apparente; mais sa mort donnera probablement le signal d'une guerre civile et des torrents de sang rougiront ces rues brillantes de tout l'éclat du luxe, comme à la fin du siècle dernier — Vraiment, quelque beau que paraisse Paris vu de ces hauteurs, ce n'est pas un sentiment calme et bienfaisant que peut produire sa contemplation.
Source : Gallica

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