Alfred Mels, Wilhelmshoehe : Souvenirs de la captivité de Napoléon III (1880)
“ Sire, répondis-je, très ému, l'acte de force par lequel Votre Majesté écrasa la révolution n'a eu aucune influence sur la liberté en Angleterre et en Amérique, et surtout n'a touché en rien, dans ces pays, à la liberté absolue de la presse. Chez nous, au contraire, le Deux-Décembre fut le signal d'une réaction beaucoup plus intense qu'en France. C'est pourquoi notre presse, opprimée depuis 1852 comme dans nul autre pays, se plaît à voir, dans le coup d'État du Deux-Décembre, la cause de tous ses déboires et s'en venge sur Votre Majesté. L'Empereur fronça le sourcil. ”
