Résumé

Alfred Mels Wilhelmshoehe : Souvenirs de la captivité de Napoléon III (1880)

Sire, répondis-je, très ému, l'acte de force par lequel Votre Majesté écrasa la révolution n'a eu aucune influence sur la liberté en Angleterre et en Amérique, et surtout n'a touché en rien, dans ces pays, à la liberté absolue de la presse. Chez nous, au contraire, le Deux-Décembre fut le signal d'une réaction beaucoup plus intense qu'en France. C'est pourquoi notre presse, opprimée depuis 1852 comme dans nul autre pays, se plaît à voir, dans le coup d'État du Deux-Décembre, la cause de tous ses déboires et s'en venge sur Votre Majesté.
L'Empereur fronça le sourcil.
Source : Gallica

Alfred Mels Wilhelmshoehe : Souvenirs de la captivité de Napoléon III (1880)

Je prononçai à ce propos le nom d'Emile Ollivier, — l'homme qui, au début de la guerre, était le plus haï en Allemagne, après l'Empereur.
— C'est un argument bien fait pour ce que je viens de dire, répliqua l'Empereur ! — Voyez ce qui arrive, quand un homme de valeur, comme M. Ollivier, ne peut plus garder, vis-à-vis de sa conscience, la responsabilité de priver la patrie de son talent, de son savoir et de son énergie, — quand il prend la mâle résolution d'appuyer le gouvernement qu'il a combattu si longtemps et de servir le monarque dans l'intérêt du pays.
Source : Gallica

Alfred Mels Wilhelmshoehe : Souvenirs de la captivité de Napoléon III (1880)

Vous pensez à ce que dira la Nouvelle Presse si l'on apprend que vous avez accepté des cadeaux de l'Empereur Napoléon ! Ah! c'est, j'en conviens, une vie misérable que celle des publias les comme vous !
— Je me moque pas mal des journaux! m'écriai-je en embrassant ma fille.
— Oh ! vous faites le crâne, intervint M. Thélin, parce que ce sont vos enfants qui ont reçu ces magnifiques cadeaux, et non pas vous. Qu'auriez-vous dit si l'Empereur vous avait fait à vous-même un cadeau de Noël ?
— Je l'en aurais remercié du plus profond de mon coeur, répondis-je.
Source : Gallica

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