John Grand-Carteret

John Grand-Carteret

Résumé

Portrait de John Grand-Carteret John Grand-Carteret La France jugée par l'Allemagne (1886)

Aucune nation n'est plus sobre que la nation française. En Allemagne, l'homme du peuple a besoin tout au moins de bière, de tabac et d'un Kegelbahn, pour savoir qu'il est jour de fête ; en France, rien de tout cela. Se promener parmi la foule, en habits de fête avec femme et enfants ou avec la petite amie, saluer les connaissances, être galant envers les dames, — car, ici, la femme est tout — offrir des fleurs à la préférée de son cœur, et obtenir en récompense un regard bienveillant, il n'en faut pas plus au Français pour être heureux comme un dieu.
Source : Gallica

Portrait de John Grand-Carteret John Grand-Carteret La France jugée par l'Allemagne (1886)

Vous commencez, monsieur, votre étude par cette phrase un peu banale : « Les Français sont tous nés acteurs.» Tenez! cela est tout à fait aussi exact et aussi faux que si vous disiez: Les Anglais ont tous le spleen, les Allemands aiment tous la choucroute, les Espagnols sentent tous l'ail et dansent tous le boléro. Tout cela est vrai et n'est pas vrai. Si vous vous figurez qu'en Allemagne nous ne nous entendons pas à jouer la comédie, vous faites grand tort à nos acteurs, mais encore plus à notre société.
Source : Gallica

Portrait de John Grand-Carteret John Grand-Carteret La France jugée par l'Allemagne (1886)

Les Français d'aujourd'hui, ne sont plus les Français d'hier, leur caractère même est changé : à la place d'un léger esprit de conquête est survenu un sérieux mélancolique, quasi allemand; ils font alliance avec nous dans le domaine de l'esprit, tandis que, dans celui de la matière, leurs intérêts se ramifient tous les jours plus étroitement avec les nôtres. La France est maintenant notre alliée naturelle. Celui qui ne s'en aperçoit pas est un imbécile; celui qui s'en aperçoit et agit à l'encontre est un traître.
Source : Gallica

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